La semaine dernière nous avons reçu la visite de l’inspecteur de l’éducation nationale pour le contrôle pédagogique annuel.

À vrai dire, je n’étais pas franchement ravie que ce contrôle se fasse si tôt dans l’année, je ne m’y attendais pas. C’est notre première année en IEF, et nous n’avons pas encore trouvé notre rythme de croisière. Bref, l’annonce de cette visite m’a causée énormément de stress, pendant un mois j’ai été incapable de penser à autre chose, incapable de me concentrer sur un quelconque projet.

Et puis le jour est arrivé. J’étais tellement stressée que j’étais au bord des larmes quand l’inspecteur a sonné !

L’inspecteur se présente donc au domicile de l’enfant accompagné d’un conseiller pédagogique chargé de tester l’enfant dans les différentes matières. Les éléments recueillis pendant l’entretien permettront à l’inspecteur de rédiger un rapport afin que le directeur académique prononce son avis quant à la poursuite de l’instruction en famille.

Nous avons commencé par exposer brièvement les raisons pour lesquelles nous avons déscolarisé notre fille, à savoir une phobie scolaire, liée à un haut potentiel intellectuel. Il a fallu également préciser quels supports nous utilisons. J’ai trouvé l’inspecteur relativement mou, pas désagréable mais pas très à l’écoute quand même et surtout obsédé par les programmes. Nous lui expliquons que nous essayons d’organiser beaucoup d’activités, des sorties au musée tout ça, tout ça… et il nous répond : « Mais quels manuels utilisez-vous ? » Comment communiquer dans ces conditions ? Je ne suis cependant pas surprise, ce n’est pas la première fois que je me heurte à cette étroitesse d’esprit au sein de l’éducation nationale. Au final, il est resté chez nous une quarantaine de minutes.

Ensuite c’est le conseiller pédagogique qui a pris le relais. Que ce fut long ! Il a testé Laure pendant près de 2 heures sur du français et des maths. Elle a un peu fatigué sur la fin mais a globalement bien tenu le choc. Je crois même que cela lui a donné envie de faire un peu plus de travail formel ! Malheureusement elle s’est trompée sur des choses qu’elle savait, c’est un peu dommage. Je suis restée tout le temps avec elle, et je suis souvent intervenue pour reformuler les questions.

 

L’avantage finalement à subir ce contrôle au mois de décembre, c’est que nous sommes maintenant débarrassés et que nous allons pouvoir mieux profiter du reste de l’année.